Pélerinage au centre de Montpellier. Ca fait plus de 20 ans que je n'y suis plus retournée, depuis que Saint Clément n'est plus là pour veiller sur la tribu.
Je profite de l'occasion qui m'est donnée par une rencontre "IAE", en compagnie d'Isabelle. Une poignée d'heures à tuer avant le séminaire du soir autour du DAVOS des PME.
Dire que la ville a changé est un euphémisme. Comme dans beaucoup d'autres métropoles, le tram a métamorphosé le vieux centre. J'avais eu la même impression à Bordeaux en 2010. Dans mes derniers souvenirs, tout le quartier d'Antigone n'était qu'un vaste chantier...
Donc, pour le coup, nous avons suivi le fléchage jusqu'au parking qui occupe le sous-sol de la place de la Comédie, et de là, nous nous sommes livrées à une exploration rapide des rues piétonnes... à pied !
Quelques vues en vrac des vieilles rues entre la Comédie et la Fac de Médecine... j'avoue que je n'en conservais qu'un souvenir poussiéreux, vétuste et bruyant, après-midis de shopping qui confinaient à la corrida entre voitures qui circulaient encore dans les ruelles, accès acrobatiques aux rares parking souterrains, et nécessité de canaliser l'énergie grand-maternelle lors de ces virées citadines.
Le reste des photos est ICI !
Le printemps est généralement propice aux escapades tempérées.
J'avais laissé passé l'occasion à Pâques et je me suis donc rattrapée à la Pentecôte. Journées plus longues, plus douces, plus clémentes... et moins de monde sur la route après la grande série de ponts qui ont émaillé le mois de mai.
C'est aussi l'occasion d'essayer mon nouveau jouet photographique... je suis encore très loin de maîtriser l'engin, mais ça change de mon vieux bridge. En attendant, les horizons ont le mal de mer, et la netteté est assez vague, pour ne pas dire floue.
Le camp de base est établi à Saint Marcellin... entre fromages et noyers, à un jet de pierre de l'Isère et des falaises qui bordent le flanc nord du Vercors. Au programme, deux petites randonnées qui conviendront à mon niveau poussif !
23 mai - Autour de La Motte-Fanjas : enfin, il me semble que c'était le nom du village. La balade commence par longer la route avant de plonger dans la châtaigneraie et de poursuivre entre les champs. Les bosquets d'acacias sont en fleurs... l'occasion d'envisager une expérience culinaire ! Avant de retrouver le ruisseau des Allaverts qui nous ramènera à la voiture.
24 mai - Montée à La Croix de Saint Laurent en Royans. Pour le coup, ça grimpe un peu plus... et je ne peux pas dire que je sois rapide... ça ne s'améliore pas d'année en année. Le sentier part du village, passe au milieu des noyers, puis prend de la hauteur, à flanc de falaise, jusqu'à la croix... qui surplombe le vide de l'autre côté de la crête. Gare au vertige !
25 mai - Gentils coquelicots à Saint Rambert. Virée expresse chez les parents, maison cachée derrière le blé en herbe et les milliers de fleurs rouges ou bleues qui parent la prairie.
Une fois n'est pas coutume, quelques photos agrémentent la recette.
Mon vin d'orange est assez amer, il rappelle un peu le vermouth. Peut-être par manque de sucre, ou bien car les oranges du jardin sont particulièrement amères, ou simplement pour une question de dosage... trop d'oranges, pas assez de sucre ou de fruits plus doux.
Peu importe : il est rafraîchissant en apéritif pour l'été, et cette année j'ai réussi à le filtrer correctement, et il a donc une belle transparence !
La confection du breuvage prend du temps : tout d'abord pour la préparation, puis ensuite pour la macération, et enfin pour la mise en bouteille. Préparation et mise en bouteille s'apparentent à un joyeux bricolage de chimiste débutant. La cuisine ne ressemble plus à rien, avec les éclaboussures et projections diverses... mais après un coup d'éponge et quelques tours de passe-passe entre entonnoirs et filtres à café, on n'en retiendra que le plaisir de la dégustation.
L'histoire commence donc en février, époque où les agrumes sont à maturité dans les jardins environnants (Vallauris).
Ma recette empruntée à Margriet :
Disposer d'une bombonne à goulot large (la mienne est trop étroite, et c'est une galère).

Ingrédients :
> 6 bouteilles d'un rosé correct (éviter la piquette...), soit environ 4,5 litres. Mettre les bouteilles vides de côté, avec leurs bouchons : on les utilisera pour stocker le vin d'orange à l'issue de la macération.
> 1 litre d'alcool à 45° (ou 1/2 litre d'alcool à 90° qu'on coupe avec de l'eau minérale pour avoir un litre)
> 600 grammes de sucre en poudre
> fruits non traités comme suit :
>> oranges amères (environ 1 kg)
>> 2 oranges douces (environ 400g)
>> 4 clémentines (environ 400 g)
>> 4 citrons (environ 400 g)
>> en option : autres agrumes, en faisant attention à l'équilibre doux / amer et sous réserve d'en avoir des non traités (ici, je les ai dans le jardin)
> épices
>> 1 bâton de cannelle
>> 2 clous de girofle
>> 1 gousse de vanille

Préparation :
> Essuyer les fruits ou les laver sommairement pour qu'ils soient propres, sans les écraser.
> Couper les fruits en morceaux et les introduire dans la bombonne. Attention, il faut penser qu'il faudra les en ressortir : ne pas les enfoncer de force, mais plutôt les couper en morceaux plus petits si nécessaire.
> Ajouter le sucre, puis l'alcool, puis le vin rosé.
> Remuer entre chaque étape pour que tous les éléments se mélangent bien.
> Boucher la bombonne, et la mettre à reposer dans un endroit frais mais accessible.
Macération :
> Laisser macérer le mélange pendant 40 jours au moins.
> Penser à remuer le récipient régulièrement : une fois par jour au début, puis une fois par semaine par la suite.
Mise en bouteille :
En général, je profite d'un long week-end à Pâques (si cela tombe tard) ou au 1er mai pour installer le "laboratoire".
> Au terme de la macération, vider le contenu de la bombonne dans un récipient de contenance suffisante (marmite ou grand saladier). Au total, nous avons plus de 6 litres et les fruits en morceaux.
> Le passage délicat consiste à extraire tous les morceaux de fruits de la bombonne, d'où l'intérêt d'avoir un goulot suffisamment large. Sinon... c'est galère, disais-je : vider le liquide, puis secouer la bombonne à l'envers en faisant glisser les fruits par le goulot en s'aidant d'un couteau ou d'une fourchette.
> Avant de mettre le liquide en bouteille, il faut le filtrer... et le fait d'avoir coupé les fruits en petits morceaux génère une abondante pulpe qu'il faut éliminer, sous peine d'avoir un dépôt conséquent au fond des bouteilles et une turbidité marquée du contenu.
>> Pour ma part, je commence par sortir les écorces de fruits avec une écumoire et je les écrase dans un saladier pour en recueillir le jus.
>> Ensuite, j'utilise deux bols de cafetière électrique avec leur porte-filtre et des filtres en papier, et je "préfiltre" avec un petit chinois métallique.
>> Je prélève le liquide dans mon grand récipient avec une louche, et je verse dans les filtres en tamisant avec le chinois qui ramassera les particules les plus épaisses. On peut aussi prévoir une étape de filtrage à travers de la gaze ou un linge propre, mais il faudra de toute façon terminer par la phase "filtre en papier" qui est la seule à bien éliminer les particules.
> Le liquide va s'écouler tout doucement à travers les filtres. Il faut touiller de temps en temps avec une cuillère pour décoller la pulpe qui colmate le papier, et changer les filtres au bout d'un litre.
> Au fur et à mesure que les bols se remplissent d'un liquide clair je transvase dans les bouteilles à l'aide d'un entonnoir.
A noter qu'il faudra deux bouteilles supplémentaires par rapport au nombre de bouteilles de rosé... y penser avant le jour J !

Remarques :
> Si vous filtrez moins soigneusement, un dépôt se formera au fond des bouteilles. Ce n'est pas grave, mais il faudra juste éviter de secouer le flacon lors du service. A la limite, vous pouvez toujours carafer le vin d'orange avant de le servir.
> D'expérience, ce vin est meilleur au bout d'un ou deux ans de placard... ne vous précipitez pas trop pour le boire !
> Si vous n'aimez pas trop amer, ajoutez du sucre. Certaines recettes ajoutent jusqu'à 1 kg de sucre pour les mêmes quantités de fruits.
> A l'usage vous adapterez la recette à votre goût.
Le mois de mai est à nouveau là, avec ses promesses de longues soirées après des journées bien remplies.
En attendant que la météo se cale sur plus de clémence... contentons-nous de humer les effluves des clochettes de saison !
Joyeux 1er mai à tous !
Le gratin dauphinois est un peu ancré dans mes gènes. Du plus loin que je me souvienne, ce plat a toujours rimé avec délice et gloutonnerie. Un peu une madeleine de Proust, savamment concoctée par ma grand-mère, qui a eu la bonne idée de nous transmettre sa recette.
Dans ma version familiale, il n'y a ni crème, ni fromage, ce qui en fait un gratin relativement léger et digeste par rapport à nombre de préparations que j'ai eu l'occasion de goûter.
Matériel et ingrédients :
> un grand plat allant au four, en terre ou en verre
> 1 kg de pommes de terre
> 1 kg de viande - rôti ou filet mignon ou, ma préférence, de la rouelle de porc, mais il semblerait que l'on puisse aussi prendre du cabri (ou de l'agneau probablement)
> 1 gros oignon ou deux oignons plus petits
> quelques gousses d'ail
> 1 litre de lait entier
Préparation préliminaire :
> Eplucher les pommes de terre, puis les couper en tranches fines.
> Eplucher les oignons et les couper aussi en tranches fines par quartiers.
> Eplucher l'ail et en enlever les germes.
Préparation du plat :
> Mettre le four à préchauffer à bonne température.
> Frotter le plat avec de l'ail.
> Disposer une couche de pommes de terre au fond du plat pour le tapisser, avec quelques tranches d'oignons pour parfumer. Saler légèrement.
> Poser la viande au milieu du lit de pommes de terres puis la piquer avec les gousses d'ail coupées en pointes. Répéter le piquage sur toutes les faces de la viande.
> Compléter le remplissage du plat, tout autour de la viande, avec les pommes de terre restantes et les oignons en alternance. Ne pas hésiter à aller près du bord. Il faut que la viande soit la plus enfouie possible.
> Une fois que le plat est rempli, saler et poivrer, et ajouter un peu de noix de muscade.
> Verser le lait jusqu'à ce que les pommes de terre soient nappées.
Cuisson :
> Enfourner à four chaud - 220°C, pendant 30 minutes, pour saisir la viande.
> Au bout de ce temps, sortir le plat et retourner la pièce de viande pour la saisir sur l'autre côté.
> Réduire la température à 180°C (ou même moins), et laisser cuire pendant encore une bonne heure.
> Ne pas s'effrayer si le lait déborde... c'est normal, il bout. Il suffit de crever la peau qui se forme et baisser la température. En général j'alterne entre 180 et 150°C.
> Si vous n'êtes pas prêt à passer à table, vous pouvez laisser à four doux (100°C) pendant encore quelques minutes.
Le plat sera fondant. Les pommes de terre s'imprègnent du jus de la viande, et la viande n'est pas sèche. La seule matière grasse est le jus de la viande et la crème contenue dans le lait entier.
A noter que ce gratin est également très bon à déguster froid le lendemain... s'il reste des restes !
Bon appétit !
Comme annoncé en préambule de ce blog, je vais tenter de remonter les carnets de route des mes voyages plus anciens.
2014 était un retour à mes premières amours, la Californie du Nord, suivie d'une belle extension en Oregon, avec la mise à profit de l'expérience du "trip en solo" acquise en 2013.
2013 fut donc l'année de toutes les découvertes pour ce qui concerne mes escapades américaines : la première fois que je mettais vraiment les pieds (et les roues) en dehors de la Californie ! Une grande boucle au départ de Las Vegas qui allait m'amener aux frontières du Colorado en passant par Yellowstone. Une sorte de quadrature du cercle, un grand écart entre des régions extrèmement différentes, qui n'est possible que si l'on dispose d'au moins trois semaines sur place pour en profiter un peu en mettant le nez hors de la voiture. Mais aussi la première fois que j'allais camper un peu partout presque tous les jours et toute seule ! Ca semble héroïque, dit comme ça, mais c'était le top, une grande impression de liberté à peine parfois mitigée par le sentiment d'être solitaire dans cette aventure !
Bref : Je pense que j'ai atteint mon objectif, même si le temps semble toujours trop court une fois sur place... et surtout, je sais que ce voyage initiatique sur les pistes rouges du far west n'était qu'une introduction à une région particulièrement riche en paysages grandioses, en curiosités géologiques multicolores et aux textures d'une grande diversité, mais aussi en lieux chargés de culture et d'histoire, où se sont écrites de nombreuses pages de la "pré-histoire" des Etats-Unis tels que nous les connaissons aujourd'hui... pas forcément la culture au sens où on l'entend habituellement, vraiment loin de la culture urbaine contemporaine, et aux sources de civilisations méconnues.
Restera plus qu'à se dégager un budget temps et finances pour récidiver en essayant de concrétiser quelques rêves ou envies qui ont surgi au détour de virages spectaculaires ou de lectures passionnantes... ce qui n'est pas gagné malheureusement !
Pour la préparation de cette grande boucle, comme pour le voyage de 2010 (qui viendra plus tard dans ces pages) et pour l'escapade de 2014, je me suis appuyée sur VoyageForum... un super forum où on trouve tout plein d'infos utiles si on prend le temps de chercher, et accessoirement aussi, des voyageurs passionnés, prêts à prodiguer conseils et tuyaux indispensables à la réussite d'une expédition taillée sur mesure en fonction de ses envies. J'ai mis quelques liens vers des sites ou carnets de voyage dignes d'intérêt en marge de ces pages... la liste est loin d'être exhaustive et évoluera dans le temps.
Merci encore à tous, et à quelques uns en particulier ! (Ils se reconnaîtront !)
L'intégralité (ou presque) des photos se trouve dans mes pages perso, ici, ainsi que le détail des trajets au jour le jour sous forme de cartes.
En attendant les détails, voici la vue globale de l'itinéraire :
Et maintenant, en voiture pour l'aventure. La lecture, c'est par ICI !
Attention : Les pages sont calées à leur date d'origine, en 2013.