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vendredi 8 juillet 2022

8 juillet 2022 - Effets boubous

Juste un clin d'oeil au wax et aux tissus africains... j'en ai une collection en pension momentanée et j'ai un stock d'étoffe à transformer en robes ou ensembles ou tout ce que je veux quand j'aurais le temps !

Bref : juste un aperçu des guirlandes dans le séjour !



samedi 4 juin 2022

4 juin 2022 - Montréal en touriste - Palais des congrés et Village au Pied du courant

Jour d'élections encore... retour au palais des congrès en vitesse avant de prendre la tangente pour le spectacle du soir. 

J'ai zappé le vote par internet, j'ai envie de me promener et c'est l'occasion de descendre au centre ville et d'en profiter aussi pour du shopping express. 

Ils ont changé les oeuvre d'art qui égaient les murs dans le palais des congrès (se reporter aux élections présidentielles du mois d'avril pour voir la précédente déco). 

 

Avec une nuée suspendue dans le hall... contrejour et manque de contraste... pas évident.


De là, je vais flâner en ville. Shopping, jolies boutiques du centre Desjardins, un tour au Centre Eaton... faudra que je repasse pour gérer mes problématiques de téléphone.

L'après-midi est bien entamée et il est temps d'aller retrouver Rara Soley et le concert d'inauguration de la nouvelle saison au Village au Pied du courant. C'est un peu à perpette les olivettes, après le pont Jacques Cartier, à un kilomètre du métro Papineau. J'ai pas pris les sandales adaptées à la randonnée... après la séance de shopping qui m'a fait parcourir la rue Sainte Catherine de long en large. Bref. Crampes, soif. 

Mais c'est une pause découverte. Je ne vais jamais dans ce quartier. J'y suis passée en bus pour aller à Québec, et aujourd'hui c'est l'occasion de voir le pont de près et de m'approcher un peu du fleuve, même si, comme quasiment partout à Montréal, on ne le voit pas, on ne le touche pas : les voies ferrées et quelques friches industrielles le tiennent hors de portée du regard. 

Sur place je trouve le groupe en train de se concentrer avant de prendre la scène. Les containers du village me rappellent furieusement les containers éparpillés sur le plateau de Calern, un jour de neige sur fond de ciel plombé... dans une autre vie. 

Il y a une foule sympathique et familiale, les pieds dans le sable fraîchement étalé et qui procure l'illusion d'une journée à la plage !

Aujourd'hui, Rara joue en jaune et rouge et ils sont carrément raccord avec le village !



À suivre... je dois trier les photos du concert et de la parade !

La soirée se terminera à la nuit tombée, les pieds dans le sable sous les illuminations du pont.






samedi 16 avril 2022

16 avril 2022 - Montréal - Concert Jab Djab

Retour au Balattou... de plus en plus sélective et exclusive, je pense... je verrai cet été pour y aller plus souvent. Là, entre le boulot, les cours de peinture, et le froid qui inhibe un peu les envies de crapahuter la nuit, j'ai un peu lâché sur les concerts. Je me concentre sur les sorties où Tito joue.

Donc ce soir, aux congas avec le groupe Jab Djab. Ils jouent ensembles depuis 30 ans ou presque, histoire bien rôdée et complicité non feinte sur la scène. Pour le coup, c'est une valeur sûre. Bonne ambiance garantie.

Ce soir, nous retrouvons la formation élargie avec une saxo et une trompettiste. Un vrai plus. Six personnes sur scène, ça déménage carrément, et les cuivres donnent une autre dimension aux morceaux.

https://www.balattou.com/event-details/jab-djab-1

Photos en vrac et lien vers les vidéos à suivre ! 





Quelques vidéos pour vous donner une idée... rien ne vaut la version en "présentiel" !!!

Et pour aller plus loin sur YouTube les deux albums qui sont en ligne. Jab Djab est aussi sur Spotify. 

Spirit move Ya! 

Jump Up and Jam

Masala - le clip

jeudi 23 septembre 2021

23 septembre 20021 - Montréal - Dansons sous la pluie avec Rara Soley

La saison des festivals s'étire un peu, et j'ai pris une entrée pour la soirée Danse traditionnelle haïtienne du festival L'art en soi. 

La météo n'est pas très engageante. Pluie intermittente toute la journée, et la bruine se fait de plus en plus insistante au fur que les heures tournent. 

Le rara est un des rythmes traditionnels de la musique haïtienne, hérité de l'art du tambour. J'imagine que l'alter ego guadeloupéen serait le gwo'ka... mais je dois me renseigner sur le sujet. J'avance doucement dans le comparatif entre Haïti et les Antilles françaises (sachant que Martinique et Guadeloupe ont des traits culturels distincts à plusieurs égards, et que l'histoire d'Haïti a aussi eu ses influences sur la culture de l'île, qui la distingue d'ailleurs de la culture dominicaine, hispanophone).



Bref. Ce soir, nous avons donc un bel ensemble de percussions, tambours et congas, et petits instruments plus discrets. Et des danseuses choristes, qui répondent aux tambours - un peu le jeu du marqueur et du répondeur, avec le danseur et le chanteur en contrepoint. 

Le spectacle fait de la place aux explications sémantiques (j'élargis un peu mon vocabulaire), religieuses (le vaudou est toujours bien présent) et historiques. J'aime bien cette mise en perspective des influences croisées.

En contrebas de la scéne, deux danseuses en robes traditionnelles nous montrent les chorégraphies correspondant aux divers rythmes, pieds nus sur les tapis de sol mouillés et bien glissants. 

Je retrouve dans l'assemblée des habitués du Balattou... soutien aux musiciens qui s'y produisent régulièrement dans un autre registre. 



La soirée ne s'éternise pas, la pluie finissant par gagner le combat définitivement...


 

samedi 31 juillet 2021

31 juillet 2021 - Montréal - Concert Tito Maréchal

Deux semaines écoulées depuis les Nuits d'Afrique, mais le Balattou poursuit le festival.

Le Balattou, c'est un lieu mythique. Tout ce que compte et comptait la planète de musiciens célèbres dans la galaxie afro-latino-caribéenne est passé par ici. Découverte de talents ou consécration sur la scène internationale. Bref... the place to be si on veut passer un bon moment. La programmation est suffisamment variée pour y trouver une soirée à son goût, dans un registre jazz ou pop/contemporain ou plus traditionnel. J'englobe là dedans tous les styles musicaux qu'on qualifie souvent rapidement de "world music), et les grands courants qui n'ont plus besoin d'explications (l'arc antillais, de Cuba à la Guyane, fourmille de musiciens de génie, et la diversité proposée par l'Afrique, du nord au sud et de l'est à l'ouest , reste la meilleure garantie d'un voyage culturel et musical sans faille). 

Bref, c'est un endroit que j'aime bien. Je l'avais découvert pendant l'été 2019 pendant un des festival, jazz je pense, avec un concert de Valérie Ékoumé... et, entre distractions variées et pandémie, je n'y étais pas retournée depuis. En plus, vu de chez moi, c'est facile d'accès - 10 minutes avec le bus 51 qui passe au coin de la rue.


Donc cette année, j'en profite, et ce soir, c'est le concert de Tito Maréchal, croisé lors des Nuits d'Afrique il y a quinze jours. 

J'arrive tôt... ne sachant pas s'il y aurait une grosse affluence ou pas, et considérant que je suppose que la capacité est limitée pour cause de mesures sanitaires. Du coup je choisis ma place, juste devant la scène. Je pourrai prendre quelques photos sans faire de contorsions. 

Je me commande un jus de gingembre. C'est pas la grande forme. Comme presque tous les samedis, en fait. La fatigue de la semaine a du mal à se purger. Mal partout dans les articulations, le mal de tête est passé avec l'aspirine. 

Nous aurons un concert en deux parties. 

D'abord en acoustique intimiste, juste la guitare et la voix. Sans percussions. L'occasion d'apprécier les textes et les intermèdes humoristiques. Éclairages qui oscillent entre douceur bleutée et rouge plus dynamique. 



Changement de décor et d'ambiance pour la deuxième partie. 

Les musiciens de Jab Djab (Trinidad et Grenade) accompagnent Tito... et là, ça déménage. Basse, guitare et batterie qui assurent à 200% ! J'adore. 

Un morceau que j'aime bien, dédié à l'amitié si je comprends la ligne générale... mais bon, je n'ai pas le texte des paroles, et encore moins de compréhension exacte de la langue parlée ! J'en ai enregistré un bout, mais le son du téléphone est loin d'être optimal... on se contentera donc de la version officielle, où la basse est moins entêtante, moins envoûtante, moins propice à une sorte de transe. 

https://youtu.be/qc4eTPa2ZxM - Zanmim


On a ensuite droit à l'intervention d'une voix spéciale. Je n'ai pas retenu son nom, mais son visage me dit quelque chose... sans doute un habitué des lieux et du monde musical d'ici. 
Entre temps, j'ai trouvé qui est cette voix typique d'Afrique de l'ouest. En l'occurrence, il s'agit de Joe Mbaye, sénégalais de Dakar... qui se produit effectivement régulièrement sur les scènes montréalaises  (https://www.festivalnuitsdafrique.com/concerts/chipo-nyambiya/). 

 



Un hommage à Jacob Desvarieux du groupe Kassav, décédé le matin même et quelques reprises plus loin... belle ambiance. J'aime vraiment.


Tito Laurent: Blues kreyòl | https://voir.ca/albums/tito-laurent-blues-kreyol/

https://www.youtube.com/channel/UCTrhQ4gPKwj3iJ1O3t-x2fA

https://haitilegends.tumblr.com/post/164154681058/tito-laurent-marechal-se-nou-menm-blues-krey%C3%B2l


À la prochaine pour prendre un café en devisant autour de la situation d'Haïti et de l'état du monde !  

dimanche 18 juillet 2021

17-18 juillet 2021 - Montréal - Festival International Nuits d'Afrique

La covid nous octroie une trève, enfin. Espérons que la vaccination fera son effet à long terme, y compris contre les variants plus ou moins méchants qui émergent aux quatre coins de la planète. 

Les Nuits d'Afrique ouvrent donc le bal des festivals de Montréal, avec une programmation tout aussi internationale qu'elle reste locale, mettant en avant les talents dont le Québec regorge. C'est le bon côté de l'immigration : un melting pot qui permet de partager les cultures musicales, entre autres choses agréables... cuisine et arts en général bénéficient du grand brassage qu'on a ici, et j'adore l'ambiance familiale qui règne sur le parterre des festivals. 

Et ne nous y méprenons pas : local rime aussi avec qualité, de belles découvertes, à suivre ou à retrouver quand les salles rouvriront leurs portes.

D'ailleurs, le Balattou, institution du monde afro-latino-caribéen (mais pas que) montréalais, qui est à l'origine du festival et célèbre aussi ses 35 ans d'existence, va poursuivre le festival en offrant une série de concerts acoustiques tout au long de l'été... à suivre ici dans le blog, car je me suis noté quelques sorties qui me changeront les idées ! https://www.balattou.com/concerts-a-l-annee

Bref... parterre des festivals en fin d'après-midi. Belle lumière, pas trop de monde... ce qui me va bien car on fait déjà la queue un moment pour passer le sas de sécurité et laisser nos coordonnées. 

À l'occasion des 35 ans, le festival nous gratifie d'une belle expo photo, rétrospective des meilleurs moments... et des plus grandes pointures qui ont fait les grandes heures de l'événement, sorte de panthéon de la world music, de Manu Dibango à Tabou Combo, en passant par Kassav, Youssou N'Dour, Salif Keita et bien d'autres qui ont marqué à jamais le paysage musical d'aujourd'hui. 

 




Ironiquement, Tabou Combo et Kassav se verront en deuil fin juillet avec les décès d'Hermann Nau le 25 et Jacob Desvarieux le 30. L'avenir des deux groupes semble bien compromis à l'heure qu'il est, et les Antilles perdent des géants.

L'ambiance est toujours aussi chaleureuse ici. Rendez-vous des familles et des amis. Les groupes se relaient sur les deux scènes réduites cette année. Je prends le temps de flâner, déguste un poulet yassa avec des bananes plantain avant d'aller voir une petite formation congo-tchadienne - Elete et Naxx Bitota. Folle ambiance sur l'herbe, du landau au fauteuil roulant, toutes les générations participent ! 



À la suite de quoi, je vais m'installer face au mur de la place des Arts pour regarder les animations vidéo et la diffusion d'un des concerts de clôture des festivals passés.





Bref, une belle soirée d'été. Et je remets ça le lendemain, en essayant d'arriver sur zone un peu plus tôt question de voir plusieurs mini-concerts !

Je commence au cabaret Tombouctou par une animation de musique traditionnelle camerounaise, démonstration de Mvet, avec Zagor Essouma. Instrument tout en longueur qui tient un peu de la kora, avec trois calebasses et des cordes pincées. Originaire du sud est du Cameroun, l'instrument se retrouve aussi en Centre-Afrique. 


Je m'octroie un poulet grillé sauce piquante avec une noix de coco fraîche pour patienter avant le mini-concert suivant qui m'intéresse. 

En l'occurrence, Tito Maréchal, accompagné d'un percussioniste dont j'ai oublié le nom. J'aime beaucoup. Musique haïtienne contemporaine, style varié du compas au reggae, des paroles qui changent un peu de l'ordinaire... des textes qui racontent quelque chose. 


Je recroise le musicien un peu plus tard, en train de visiter lui aussi l'expo photo. On se tape une petite discussion, il me donne son disque, et on prend rendez-vous pour un prochain concert au Balattou, le 31 juillet. 


Après quoi, je vais voir le concert suivant. On monte en gamme, au cabaret Nuits d'Afrique, là où se dresse habituellement la grande scène. 

C'est le groupe Kayiri qui se produit. Burkina Faso. Une violoniste et un percussionniste. Une ambiance et un talent. L'art de conjuguer tradition et modernité, et surtout de l'originalité. 



À la pause je vais discuter un peu avec Michelle, une des bénévoles qui s'occupe du poste recyclage proche des restaurants. Si je suis encore là l'année prochaine, faudra que je me renseigne à temps pour donner un coup de main pendant le festival. 

Elle me conseille de ne pas manquer le concert de clôture : Boogat, des mexicains d'ici. 
Ambiance détendue, sonorité un peu à la Manu Chao. Et eux aussi, ils déménagent avec des textes plutôt marrants et des musiques entraînantes façon tube de l'été ! Bref, pas prise de tête du tout, et ça fait du bien !!
 

Après quoi, je ne m'attarde pas pour le sont et lumière sur les murs. Je tombe de sommeil... du mal à me débarrasser de ma déprime ou ce que j'associe à une déprime (on commence à voir des articles sur le sujet dans la presse - déprime de la pandémie, fatigue intense, limite burn out, liés à la solitude, à la distanciation sociale, au manque de lien et d'affection, au manque de relations vraies). 


Un bon week-end, qui redonne presque l'impression d'un retour à la normale... demain est un autre jour. Retour à la normale aussi... je ne sais plus où j'en suis entre vouloir retourner au bureau et avoir 2x40 minutes de trajet, ou bien bosser à la maison et dormir un peu le matin. 

Résumé en son + image : https://youtu.be/9egD0jnqD48 et https://youtu.be/SQVgvVpcli0 (où je fais plusieurs apparitions plus ou moins notables !!!)