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samedi 17 juin 2023

17 juin 2023 - Charleboiscope en clôture des Francos de Montréal

Aujourd'hui, c'est le concert que j'attends depuis un mois : Charlebois en clôture du Francofolies de Montréal. J'avais repéré d'autres concerts, mais vu la météo super clémente de la semaine... j'ai passé mon tour ! 

Mais là, beau temps, mauvais temps, comme on dit ici, j'y vais. Ou plutôt j'y retourne : J'ai déjà vu le concert à la salle Wilfrid Pelletier en décembre 2021.

Et donc, samedi resplendissant. Averses, grosses douches. Mais pas d'orage aujourd'hui donc ce ne sera pas annulé comme le concert manqué de jeudi soir dans un autre registre. La température a pris une claque : je ressors la doudoune "tatie reblochon" au-dessus d'un t-shirt et gilet plus léger, les chaussures d'hiver qui tiennent chaud aux pieds et à l'abri de l'humidité, et la visière qui empêche les embruns dans les carreaux. Je suis parée, même pour résister aux gouttières des parapluies ! 

Arrivée sur site, place des Festivals vers 20h15... y'a déjà du monde et je me positionne pas trop loin au centre... avec un peu de chance personne ne gâchera la visibilité. 

Attente bon enfant avec les parapluies partout... on croise les doigts. Je ne sais pas si les gens auront le savoir-vivre de replier leurs pépins si la pluie continue. Cigarettes qui puent ou qui font rigoler empestent l'atmosphère tout autour... 

20h45, incursion sur la scène d'un des sponsors de la soirée, pour désigner le gagnant d'un tirage au sort offrant une soirée inoubliable avec accès aux coulisses et tout et tout... l'ambiance se tend un peu... et miracle...

21h tapante, les projecteurs s'allument, les musiciens entrent en scène, suivi par Charlebois tout de blanc vêtu. Et c'est parti pour 1h30 de spectacle. 

Cette fois-ci, j'ai pris le temps de prendre quelques photos et vidéos qui représentent mieux ce spectacle multimédia où une large place est faite aux images et aux animations, à la BD et aux archives d'époque. Je dois les sortir du téléphone et les charger dans mon YouTube... ça va prendre un peu de temps. 


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Pour patienter, quelques liens vers internet, à commencer par cette interview récente sur TV5 Monde, dans "L'invité" de Patrick Simonin (une émission que j'aime bien, référence bienveillante) :  https://youtu.be/0aoLkE-EwoM

En vrac - https://youtu.be/hBws9zcLMA8 - 

Une autre présentation de 2019 quand il a sorti son dernier album - https://youtu.be/p1BQJ0binTU 

https://youtu.be/ykfYkc-gVxw?t=240

Au-delà du rockeur se cache un coeur tendre et beaucoup d'empathie - https://youtu.be/TRAO8ni3S90

Et la revue de presse expresse du week-end : https://lp.ca/3hVBvF?sharing=true et https://lp.ca/hl2370?sharing=true

Et le programme des Francos - https://www.francosmontreal.com/fr-ca/Spectacles/Details/13912


jeudi 23 septembre 2021

23 septembre 20021 - Montréal - Dansons sous la pluie avec Rara Soley

La saison des festivals s'étire un peu, et j'ai pris une entrée pour la soirée Danse traditionnelle haïtienne du festival L'art en soi. 

La météo n'est pas très engageante. Pluie intermittente toute la journée, et la bruine se fait de plus en plus insistante au fur que les heures tournent. 

Le rara est un des rythmes traditionnels de la musique haïtienne, hérité de l'art du tambour. J'imagine que l'alter ego guadeloupéen serait le gwo'ka... mais je dois me renseigner sur le sujet. J'avance doucement dans le comparatif entre Haïti et les Antilles françaises (sachant que Martinique et Guadeloupe ont des traits culturels distincts à plusieurs égards, et que l'histoire d'Haïti a aussi eu ses influences sur la culture de l'île, qui la distingue d'ailleurs de la culture dominicaine, hispanophone).



Bref. Ce soir, nous avons donc un bel ensemble de percussions, tambours et congas, et petits instruments plus discrets. Et des danseuses choristes, qui répondent aux tambours - un peu le jeu du marqueur et du répondeur, avec le danseur et le chanteur en contrepoint. 

Le spectacle fait de la place aux explications sémantiques (j'élargis un peu mon vocabulaire), religieuses (le vaudou est toujours bien présent) et historiques. J'aime bien cette mise en perspective des influences croisées.

En contrebas de la scéne, deux danseuses en robes traditionnelles nous montrent les chorégraphies correspondant aux divers rythmes, pieds nus sur les tapis de sol mouillés et bien glissants. 

Je retrouve dans l'assemblée des habitués du Balattou... soutien aux musiciens qui s'y produisent régulièrement dans un autre registre. 



La soirée ne s'éternise pas, la pluie finissant par gagner le combat définitivement...


 

dimanche 18 juillet 2021

17-18 juillet 2021 - Montréal - Festival International Nuits d'Afrique

La covid nous octroie une trève, enfin. Espérons que la vaccination fera son effet à long terme, y compris contre les variants plus ou moins méchants qui émergent aux quatre coins de la planète. 

Les Nuits d'Afrique ouvrent donc le bal des festivals de Montréal, avec une programmation tout aussi internationale qu'elle reste locale, mettant en avant les talents dont le Québec regorge. C'est le bon côté de l'immigration : un melting pot qui permet de partager les cultures musicales, entre autres choses agréables... cuisine et arts en général bénéficient du grand brassage qu'on a ici, et j'adore l'ambiance familiale qui règne sur le parterre des festivals. 

Et ne nous y méprenons pas : local rime aussi avec qualité, de belles découvertes, à suivre ou à retrouver quand les salles rouvriront leurs portes.

D'ailleurs, le Balattou, institution du monde afro-latino-caribéen (mais pas que) montréalais, qui est à l'origine du festival et célèbre aussi ses 35 ans d'existence, va poursuivre le festival en offrant une série de concerts acoustiques tout au long de l'été... à suivre ici dans le blog, car je me suis noté quelques sorties qui me changeront les idées ! https://www.balattou.com/concerts-a-l-annee

Bref... parterre des festivals en fin d'après-midi. Belle lumière, pas trop de monde... ce qui me va bien car on fait déjà la queue un moment pour passer le sas de sécurité et laisser nos coordonnées. 

À l'occasion des 35 ans, le festival nous gratifie d'une belle expo photo, rétrospective des meilleurs moments... et des plus grandes pointures qui ont fait les grandes heures de l'événement, sorte de panthéon de la world music, de Manu Dibango à Tabou Combo, en passant par Kassav, Youssou N'Dour, Salif Keita et bien d'autres qui ont marqué à jamais le paysage musical d'aujourd'hui. 

 




Ironiquement, Tabou Combo et Kassav se verront en deuil fin juillet avec les décès d'Hermann Nau le 25 et Jacob Desvarieux le 30. L'avenir des deux groupes semble bien compromis à l'heure qu'il est, et les Antilles perdent des géants.

L'ambiance est toujours aussi chaleureuse ici. Rendez-vous des familles et des amis. Les groupes se relaient sur les deux scènes réduites cette année. Je prends le temps de flâner, déguste un poulet yassa avec des bananes plantain avant d'aller voir une petite formation congo-tchadienne - Elete et Naxx Bitota. Folle ambiance sur l'herbe, du landau au fauteuil roulant, toutes les générations participent ! 



À la suite de quoi, je vais m'installer face au mur de la place des Arts pour regarder les animations vidéo et la diffusion d'un des concerts de clôture des festivals passés.





Bref, une belle soirée d'été. Et je remets ça le lendemain, en essayant d'arriver sur zone un peu plus tôt question de voir plusieurs mini-concerts !

Je commence au cabaret Tombouctou par une animation de musique traditionnelle camerounaise, démonstration de Mvet, avec Zagor Essouma. Instrument tout en longueur qui tient un peu de la kora, avec trois calebasses et des cordes pincées. Originaire du sud est du Cameroun, l'instrument se retrouve aussi en Centre-Afrique. 


Je m'octroie un poulet grillé sauce piquante avec une noix de coco fraîche pour patienter avant le mini-concert suivant qui m'intéresse. 

En l'occurrence, Tito Maréchal, accompagné d'un percussioniste dont j'ai oublié le nom. J'aime beaucoup. Musique haïtienne contemporaine, style varié du compas au reggae, des paroles qui changent un peu de l'ordinaire... des textes qui racontent quelque chose. 


Je recroise le musicien un peu plus tard, en train de visiter lui aussi l'expo photo. On se tape une petite discussion, il me donne son disque, et on prend rendez-vous pour un prochain concert au Balattou, le 31 juillet. 


Après quoi, je vais voir le concert suivant. On monte en gamme, au cabaret Nuits d'Afrique, là où se dresse habituellement la grande scène. 

C'est le groupe Kayiri qui se produit. Burkina Faso. Une violoniste et un percussionniste. Une ambiance et un talent. L'art de conjuguer tradition et modernité, et surtout de l'originalité. 



À la pause je vais discuter un peu avec Michelle, une des bénévoles qui s'occupe du poste recyclage proche des restaurants. Si je suis encore là l'année prochaine, faudra que je me renseigne à temps pour donner un coup de main pendant le festival. 

Elle me conseille de ne pas manquer le concert de clôture : Boogat, des mexicains d'ici. 
Ambiance détendue, sonorité un peu à la Manu Chao. Et eux aussi, ils déménagent avec des textes plutôt marrants et des musiques entraînantes façon tube de l'été ! Bref, pas prise de tête du tout, et ça fait du bien !!
 

Après quoi, je ne m'attarde pas pour le sont et lumière sur les murs. Je tombe de sommeil... du mal à me débarrasser de ma déprime ou ce que j'associe à une déprime (on commence à voir des articles sur le sujet dans la presse - déprime de la pandémie, fatigue intense, limite burn out, liés à la solitude, à la distanciation sociale, au manque de lien et d'affection, au manque de relations vraies). 


Un bon week-end, qui redonne presque l'impression d'un retour à la normale... demain est un autre jour. Retour à la normale aussi... je ne sais plus où j'en suis entre vouloir retourner au bureau et avoir 2x40 minutes de trajet, ou bien bosser à la maison et dormir un peu le matin. 

Résumé en son + image : https://youtu.be/9egD0jnqD48 et https://youtu.be/SQVgvVpcli0 (où je fais plusieurs apparitions plus ou moins notables !!!)

samedi 10 juillet 2021

10 juillet 2021 - Montréal complètement cirque

Juste en passant pour aller au ciné. La rue Saint Denis est investie par les artistes circadiens... et la foule. Du coup, difficile d'y voir quoi que ce soit, sauf à jouer des coudes. 

On sent que l'été est là... et que les gens sont contents du déconfinement tout récent ! Des préposés aux pancartes circulent dans la foule pour rappeler qu'il convient de conserver le masque sur le museau à défaut de maintenir les distances de sécurité !


Ensuite, j'ai vu "Adieu les cons" de et avec Albert Dupontel et Virginie Effira. Beaucoup aimé le côté décalé qui m'a rappelé certaines scènes de Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet. (https://www.imdb.com/title/tt0101700/)