Coup de tonnerre ce matin au bureau.
Juste rentrée de France après un long séjour vacances/télétravail, j'étais en train de reprendre le rythme d'ici : température oscillant entre -10 et -30°C selon les jours, neige, verglas, froid arctique, gros manteau, grosse écharpe, gants, bonnet, bottes d'hiver et chaussettes en laine. Faut ce qu'il faut !
Parallèlement, reprise des activités qui rincent la tête après le travail : Ruche créative avec les copines de peinture, programme d'expositions à affiner, je dois aussi regarder l'offre de concerts et autres sorties culturelles qui meublent les longues soirées d'hiver. Et entre deux, piscine et j'essaie de m'occuper de ma santé entre analyses diverses et bilan de début d'année.
Bref, ça gazouillait presque.
Et donc ce matin, arrivée sur les chapeaux de roue après les bouchons dûs au chargement de la neige sur le boulevard René Lévesque, messages qui me cherchent sur Teams, WhatsApp et par mail. Pas vraiment normal qu'on me cherche comme ça...
La nouvelle du jour ne tarde pas : la boîte a décidé de fermer le bureau de Montréal. Ce qui signifie, en deux mots, que nous serons à la rue d'ici un ou deux mois, sans indemnités dignes de ce nom et plus de couverture sociale en dehors du minimum légal.
On nous propose un reclassement dans le bureau américain à Atlanta, probablement de la pure courtoisie quand on connaît le parcours du combattant pour décrocher un permis de travail au sud de la frontière.
En ce qui me concerne, je suis protégée par l'addendum à mon contrat de travail qui stipule que je peux réintégrer le bureau de Sophia-Antipolis en cas de fermeture à Montréal.
Après quelques jours et quelques nuits à gamberger, une tonne de coups de fils dans tous les sens pour savoir ce que cela représente en termes de statut migratoire ici, de fisc, de logement à céder, de déménagement à prévoir, d'appartement à vider, et j'en passe, je vais accepter l'offre.
Affaire à suivre.
J'ai deux petits mois avant la rupture du contrat et le remplissage du container de retour.
Deux mois pour en profiter encore un peu, faire le plein de gel et de froid intense de cet hiver interminable, prendre des photos des rues dans la neige...
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