vendredi 25 septembre 2020

25 septembre 2020 - Montréal - Après confinement jour 193

Vendredi, enfin. Et une folle envie de glandouiller. Il fait plutôt beau temps et le week-end sera radieux !

Réunion qualité à 9h du matin, conversation en parallèle avec une copine. Point sur ce qui va m'occuper aujourd'hui. Midi arrive vite et j'ai la dalle assez tôt !

Bricolage de la salade du jour : quinoa, endive, courgettes, olives, tomate et féta. Classique en somme !! 

Journée mosaïque - je butine de tâche en tâche. Devis express pour la mise à jour du projet japonais livré hier, archivages, envoi en PAO. Et l'esprit vagabonde un peu... autour du retour de la covid. 

Manifestement, ça manifeste partout dans le monde occidental. Contre le port du masque, contre les menaces de confinement et contre les fermetures qui reviennent dans les bars et les restos. Rébellion à Marseille, soutenue par les édiles locaux, grogne généralisée qui transpire dans les medias et dans la presse. Le nombre de cas est bien reparti à la hausse, de même que le nombre des hospitalisations et des décès. C'est un effet mécanique... les courbes sont parallèles à quelques jours d'écart. 

Je me réserve un créneau à la piscine, on accorde nos violons pour la virée "pommes" de demain. L'attention vagabonde aussi. 

Dans l'après-midi je me prends une suée phénoménale : ils ont rallumé les chaudières et les rampes de chauffage qui courent le long des murs sont brûlantes. J'ouvre les fenêtres, c'est reparti pour 8 mois de surchauffe. Va vraiment falloir que je réintègre le bureau si je ne veux pas mourir desséchée et déshydratée ! L'arrosage de mes plantations permettra de remettre un peu d'humidité dans l'air. 

Coucher de soleil express avant de partir barboter. L'astre est rouge sang, mais je n'arrive pas à le capturer, trop éblouissant encore ! 



La piscine, en ce moment, c'est top : on est deux par ligne d'eau, donc pas de risque de se heurter ou de piaffer d'impatience derrière une lanterne. Aujourd'hui, je me choppe les nerfs. Je suis au jus et la deuxième nageuse qui déboule commence à me faire la tête au carré sur le thème qu'on doit tourner en changeant de côté dans la ligne d'eau. Or, ce n'est pas du tout la règle que je suis depuis le mois de juillet. Là, comme on n'est que deux, on se doit de conserver notre demie ligne d'eau sans empiéter sur la deuxième moitié. Et ça marche très bien. Bref. La nana ne veut rien entendre et me bloque le passage en plein milieu du bassin, hèle le maître nageur... qui lui expliquera que j'ai raison. Je ne comprends pas ce qui la gênait. Elle nage comme une fusée, virage culbute, papillon et tout... pas tout à fait deux fois plus rapide que moi, mais bon : c'est un monstre. Plus grande que moi et des épaules de déménageur. Donc c'est l'ambiance. Je ne peux pas dire que la séance me calme les nerfs, mais au moins je peux cracher ma haine en frappant l'eau ! 

Retour à la maison vers 21h. Morte de faim, et je finis de dépendre ma lessive. Le chauffage, ça aide. Dans la salle de bain, drap et maillot de bain seront sec bien rapidement. De ce point de vue, ça va me changer la vie... depuis mi-août, la lessive prenait son temps pour sécher !

Demain est un autre jour et je mets le réveil. Mes paniers sont prêts, j'ai juste une hésitation sur ce que je vais me mettre sur le poil !

jeudi 24 septembre 2020

24 septembre 2020 - Montréal - Après confinement jour 192

Temps gris et moite. Pas froid, mais pas chaud non plus.

Réunion du matin. L'impression que tout le monde déborde, mais bon... on a deux PM en vacances et leur charge est reportée sur les autres. Les deux prochaines semaines, on a deux autres PM en vacances... et leurs charges seront aussi reportées sur les autres. En gros, retour à la normale vers mi-octobre... et là on attaquera bientôt les vacances d'hiver ! Je vois aussi venir la demande de backup sur Oracle pour le 11 novembre férié en France. Quelle nuisance.  On arrête les bavardages et la réflexion sur l'art de jouer au taquin pour combler les absences au bout d'une heure et demie. Y'a des jours où je me demande si la cheffe a conscience qu'on a tous le droit de prendre des vacances et qu'en général on prévient à l'avance... et que c'est un peu à elle de faire la police pour gérer les conflits entre les dates. Mais on a juste l'impression qu'elle découvre qu'il va manquer 20% de l'effectif pendant des semaines. 

Midi : retour de la grosse salade - endives, quinoa, tomate, courgette, persil, olives et feta. Va falloir que je trouve des moyens de varier les plaisirs, je tourne un peu en rond... bientôt aussi le retour des conserves pour égayer les goûts, quand on n'aura plus autant de choix en légumes frais. 

Et je replonge dans le tri des corrections japonaises. Quelle plaie aussi. Ça va me tenir en haleine une partie de l'après-midi... et ensuite j'irai faire mes courses chez DeSerres qui ferme à 17h. Je reprendrai plus tard. 

Interruption téléphonique avec maman, puis sondage sur l'impact de la covid sur notre vie depuis 6 mois. 

L'après-midi laissera le temps au temps de se remettre un peu : on nous annonce un presque-été indien pendant quelques jours, à savoir températures élevées et grand beau temps, qui se conjugue magnifiquement aux feuillages de feu de la forêt d'ici ! Je verrai samedi, puisque nous allons dans le sud pour cueillir des pommes !

Je lâche le clavier relativement tôt, une course à faire chez DeSerres, sinon je n'aurai pas le temps avant le prochain cours de peinture ! Finalement j'irai à Atwater car c'est trop tard pour accrocher la fermeture à 17h dans le magasin mère du côté de la place des Arts.

De fait, je vais dévaliser le magasin - toiles, couleurs, mediums divers et variés. Normalement je suis parée pour un peu de temps, sauf si on me parle d'autres techniques ou si je veux monter un peu en gamme pour les pinceaux et les couteaux. Là, j'ai acheté un long et gros pinceau qui ira bien pour faire les fonds. Je me prends un lot de 5 toiles - faudra que je retourne au magasin d'ici fin octobre sans doute, et à ce moment-là je verrai si je reste dans le même format ou si je poursuis avec le même (16x20 pouces soit plus ou moins 40x50 cm). Et en complément des grandes toiles, j'opte pour un lot de 10 petites toiles (8x10 pouces) qui iront bien pour faire des essais à la maison - genre mosaïque de toiles complémentaires. 

Je rentre juste à temps pour immortaliser le coucher de soleil du jour. Je termine ce que j'avais prévu pour le boulot et je range un peu mes emplettes ! 




Demain est un autre jour avec réunion à 9h du matin... je pense que je ne vais pas aller au bureau !

mercredi 23 septembre 2020

23 septembre 2020 - Montréal - Après confinement jour 191

Le cour était bien hier soir. Je vais devoir compléter mon équipement et je parcours les divers sites des magasins spécialisés dans les beaux-arts. Ce sera DeSerres... les autres sont au diable vauvert et les différences de prix ne valent pas le détour. Du coup je prends la carte de fidélité qui me donnera droit à quelques réductions minimes. 

Finalement je reste aussi à la maison aujourd'hui... du mal à émerger le matin et les 45 minutes de transport sont en trop pour arriver à une heure décente au bureau. Je verrai demain... même si on a une réunion à 9h30 et selon la météo. J'ai des trucs à imprimer et je devrais trouver d'autres têtes là-bas, à défaut de retrouver mes collègues. Pour le coup, sauf obligation, je pense que personne ne va retourner au bureau, et le discours justifiant l'intérêt de ma présence au Canada me semble prendre l'eau de plus en plus. Genre, télétravail de France, ok, mais pas trop longtemps... pour des questions de décalage horaire. Bon, ça fait 30 ans que je bosse dans un créneau horaire qui convient très bien aux clients du Colorado ou de Californie. Juste besoin de commencer plus tard le matin, ou au pire de m'y coller vers midi en France et d'enquiller mes 8 heures d'une traite... ce qui fait terminer à une heure ou les USA sont bien réveillés, avec l'avantage de ne pas avoir 12 heures de décalage avec les sous-traitants basés en Asie (ce qui, vu d'ici est super galère quand on a des urgences à gérer). 

Et évidemment, on s'achemine vers de nouveaux confinements à cause de la deuxième vague de covid... quelle est la part de danger réel... mystère. Ils sont tous terrorisés. Même la grippe les terrorise. Faut dire qu'ils n'ont pas non plus réussi à résorber les retards accumulés dans les autres secteurs de la médecine et qu'on est maintenant face à une catastrophe pour ce qui est du cancer : chirurgies reportées et dépistage suspendu pendant des mois n'ont pas arrangé l'état de santé des patients concernés. Dire que les spécialistes sont inquiets est un euphémisme. Tout ça pour dire que les titres de mes articles sont susceptibles d'évoluer vers "reconfinement" dans un proche avenir. 

Parallèlement, on fête maintenant le Nouvel An juif - Roch Hannah et Yom Kippour. L'occasion de rebrasser un peu les cartes microbiennes dans la communauté - ils avaient déjà bien brassé avec Pessah, la Pâques juive, notamment en raison des liens entre les communautés montrélaise et new-yorkaise. 

Temps brouillasseux aujourd'hui. Pas froid, mais très gris et humide. Genre hammam. Je ne sais pas si c'est un effet collatéral de Teddy, le dernier ouragan qui est remonté le long des côtes américaines et qui pourrit bien les provinces maritimes en ce moment - vagues énormes et submersion au programme !



Les couleurs automnales commencent à s'imposer dans le paysage. Douceur mais on est loin des canicules qui ont donné leur nom à la saison de l'été indien. Manifestement ça fait même plusieurs années qu'il n'y en a pas vraiment eu, selon les animateurs qui se lamentent sur le sujet à la radio !

Fringale de midi. Je me prends le temps, pour une fois qu'il n'y a rien qui urge. Et donc je me bricole un repas de roi : énorme steak au poivre, cuit en aller-retour avec des échalottes et encore saignant à coeur, sur lit de champignons, épinards et une pomme de terre débitée en lamelle. Je me suis senti un appétit d'ogre sur ce coup-là. Mon prochain délire/délice carné sera un magret de canard que j'ai en stock au frigo... on verra d'ici deux semaines, il ne faut pas abuser des bonnes choses !! 


Après quoi je me remets au taf. Pointage des corrections dans un document japonais. La valse hésitation des phrases corrigées 5 ou 6 fois à quelques minutes ou quelques heures d'intervalle. Et la prochaine fois, ce sera re-corrigé encore autrement. Les traducteurs en ont pris leur parti et ne font plus trop d'effort pour s'adapter aux lubies des valideurs qui changent d'idées selon le sens du vent. Bref ! Ça m'occupe l'essentiel de l'après-midi. Je livrerai demain. 

Coucher de soleil du jour en plusieurs étapes. Les nuages se sont mis de la partie et ça donne de jolis reliefs !





Doro m'appelle vers 7h. L'occasion d'aller m'aérer au centre Alexis-Nihon. Le Canadian Tire est immense là-bas et j'arriverai à y dénicher le bloc multiprise anti-surtension qui va bien pour finir d'installer mon coin informatique de secours dans ma chambre. Dommage que DeSerres ferme ses portes aussi tôt, sinon j'en aurai profité pour faire une partie de mes emplettes... je n'ose pas commander sur internet : je ne sais pas combien de temps mettent leurs livraisons, et je ne sais pas trop à quoi correspondent les tailles et les quantités indiquées en pouces et en onces liquides. C'est gênant. Donc faudra que je m'octroie une expédition vendredi en fin d'après-midi, ou samedi en rentrant des pommes. 

Retour vers 21h. Je remplis mon sac de dessin. J'ai déjà un sac de piscine accroché dans le couloir. Là, je sens que le sac de dessin va prendre de l'ampleur et je comprends mieux les autres filles du cours qui se déambulent carrément avec la valise trolley à roulettes !

Je me remets à ce que j'avais interrompu sauvagement avant de partir : l'état des lieux pour la cheffe, vite expédié avec moults détails... et mon billet d'avion - la prise de tête. 

D'abord je n'arrive pas à changer mes coordonnées dans mon profil Aéroplan. Pas sûre que ce soit très utile, mais bon... j'arrive à inscrire les numéros de téléphone qui vont bien et saisir mon adresse ici. À la suite de quoi je réserve mon aller-retour pour Noël, à peu près aux dates que j'avais prévues. 

Restera plus qu'à poser les congés et former mon backup sachant que les collègues n'ont jamais le temps de s'intéresser à mes chantiers... demain est un autre jour... et je ne pense pas aller au bureau trop tôt le matin pour cause de réunion qui se fera très bien d'ici !

mardi 22 septembre 2020

22 septembre 2020 - Montréal - Après confinement jour 190

Mails du matin : on va statuer sur les congés jeudi. Puis finalement, c'est OK, on avait un accord de principe. Je m'occupe du billet aujourd'hui question de battre le fer quand il est chaud.

J'essaie de me concentrer sur ma charge de travail. Toujours du mal quand ça revient à la normale voire sous la normale après des semaines de tension. Donc là, faire la liste détaillée de tous les détails mis de côté. 

Je dois aussi prendre RDV pour les vaccins, pour les dents, pour les yeux, tester l'acupunctrice que Louis a essayée avant de partir, à deux pâtés de maison d'ici. Et ma toubib... toujours un souci au bras (et à la main) gauche, pas vu de gynéco depuis deux ans, pas vraiment vu de toubib depuis deux ans... juste eue par téléphone, même pas vue. 

Beau temps - voilé, sorte de brume qui nimbe le paysage et que je qualifierais de smog : dehors, ça pue. Soit à cause des travaux tout proche, soit en général. Fumée mêlée de gaz d'échappements... Cette nuit, la température a plongé tout proche du zéro, ce qui favorise le placage au sol de la pollution. Welcome back in winter time... hiver où les alertes au smog se succèdent jours après jours. 

Le nuage se lèvera dans la matinée - ciel bleu et dégagé !

Côté nouvelles, c'est très bipolaire en ce moment. Le grand retour de la covid inquiète, et les élections américaines ne sont pas sans inquiéter non plus, et ce d'autant plus depuis le décès de la juge de la cour suprême Ruth Bader Ginsburg, figure de la démocratie et des combats progressistes pour les droits de la femme. Trump a juré qu'il la remplacerait dans la semaine, trop pressé de caser un de ses soutiens pro-vie (anti-avortement), pro-armes, super réactionnaire et républicain tendance dure. Ce qui, de facto, donnerait systématiquement le dernier mot aux républicains dans tous les litiges constitutionnels pour plusieurs années voire décennies. Et si Trump est réélu (l'ours n'a pas encore vendu sa peau), il aura carte blanche pour tous les amendements constitutionnels tordus, voire changements graves mettant la démocratie en danger, des retours en arrière sur beaucoup d'avancées sociales (couverture médicale et avortement pour ne citer que deux grandes causes). 

Côté Covid, ça glose beaucoup. Montréal est évidemment en alerte orange. Reste à voir si les excursions auxquelles je me suis inscrite pourront être maintenues... tout peut arriver d'ici 15 jours, y compris un re-confinement. Lassitude. 

Du coup, grosse salade composée... encore du quinoa comme bruit de fond, avec la fin du fenouil confit, tomate, avocat, courgette et endive... et un bout de féta pour compléter avec les olives.  

Côté loisirs, je me suis trouvé un cours de peinture... à suivre. J'espère acquérir les techniques suffisantes pour continuer par moi-même comme ça avait été le cas avec la peinture sur soie (j'ai laissé mon cadre en France, donc pas équipée pour m'y remettre). Là, ce sera acrylique. Je ne connais pas du tout. Je pense que c'est une bonne base pour passer à la peinture à l'huile par la suite, même si l'huile induit l'utilisation de solvants plutôt toxiques et pas recommandables du tout. La peinture sur soie et l'encre de Chine se rapprochent plus de l'aquarelle, même si je ne me suis jamais sérieusement lancée en aquarelle (ça doit ressembler à la gouache qu'on pratiquait au collège et au lycée, même si j'avais un style assez impressionniste). Va sans doute falloir que j'investisse dans un minimum de matériel, l'occasion d'aller visiter le temple des arts graphiques à Montréal, les boutiques DeSerres... à la rubrique je ne sais pas comment dépenser mes sous !!!

Coucher de soleil avant de partir. Bientôt, ce sera cuit pour le coucher de soleil à des heures "décentes". 

Et donc le cours : ce n'est pas vraiment un cours mais plutôt un atelier où la prof prodigue ses conseils techniques et esthétiques. Il y avait deux autres peintres en herbes, plus avancées... elles terminent leur session interrompue en mars. J'ai donc pu mettre à profit les tubes de peinture et les pinceaux et la toile que Mathilde m'avait abandonnée. La prof m'a fourni le diluant qui va bien pour fluidifier les couleurs. Trop diluer à l'eau empêche de bien couvrir la toile et rend les couleurs plus ternes. 

Accessoirement j'ai une petite liste de choses à me procurer : compter une toile par cours (ce sont des cours de 3 heures et on a le temps de concevoir notre oeuvre). Au pire, on peut commencer deux toiles en parallèle pour laisser à une couche de sécher pendant qu'on s'occupe de l'autre, par exemple. Et je vais me procurer des couleurs intermédiaires qui complèteront mes trois couleurs primaires. Peut-être du doré et de l'argenté pour faire quelques effets. Je dois aussi me trouver du papier-palette, et du medium retardateur, du médium diluant, et du médium qui fait aussi vernis - ce soir je n'ai pas vernis ma toile car elle n'était pas sèche. Et si je veux pratiquer à la maison, faudra que j'investisse dans un chevalet. Un jour à la fois ! Quand je disais que je devais trouver un moyen de dépenser mes sous... c'est tout trouvé. 

Restera plus qu'à trouver des thèmes intéressants pour mes oeuvres. Là, j'ai fait ce que je fais le mieux : feuillages et fleurs genre pivoine, fond de toile bleu-vert-émeraude, avec un coin ensoleillé et deux boutons pour accompagner la fleur épanouie. Je ne suis pas convaincue du résultat - la prochaine fois je ne mettrai pas les couches du fond dans le même ordre. 

En attendant, ça va me meubler les mardis soirs jusqu'à fin novembre, la meilleure façon qui soit de retrouver un brin de sérennité en sortant du bureau. La galerie est à 10 minutes du bureau et 15 minutes de la Côte Sainte Catherine. Pratique. Ne me reste plus qu'à gérer le jour du panier Lufa, car là, je ne pourrai pas le récupérer entre 18h et 21h. Aujourd'hui j'ai eu de la chance, il a été livré vers 13h. 

Texture - Vernis à paillettes

Juste un petit délire de fusion de pots de vernis à ongles. Après 24 heures, le résultat n'est pas très probant, mais ça ira bien pour les orteils !

Il me restait un fond de bleu "galaxic" (marine royal) et de rose "montgolfière" (lever du jour), avec des paillettes, et des difficultés à aller gratter jusqu'au fond ! Donc un zeste de dissolvant pour ramollir tout ça et transférer le bleu dans le rose. 

Les couleurs n'étant pas juste complémentaires, je n'ai pas du mauve mais une sorte d'ocre clair avec des paillettes rosées ou bleutées selon le pot d'origine.

Résultats tout en reflets !



lundi 21 septembre 2020

21 septembre 2020 - Montréal - Après confinement jour 189

L'automne est là. Froidure de circonstance même s'il fait plutôt beau. MeteoMedia passe la journée à envoyer des alertes au gel... et cette nuit nous allons probablement atteindre la barre du 0°C, ou pas loin du tout. Il paraît que ça va se réchauffer un peu en fin de semaine, et qu'en prime on aura des déluges grâce au cyclone Wilfred qui remonte des Antilles vers les Maritimes. On verra... ce sera l'occasion de ressortir les bottes en caoutchouc qui n'ont pas servi cette année pour cause de confinement !

Et l'automne annonce les épidémies saisonnières avec l'arrivée de la petite dernière, la covid-19, qui ne se privera pas de se mêler à la grippe normale. Le cocktail risque d'être explosif pour le réseau hospitalier.

En France, et notamment à Marseille, les hostos sont déjà en tension... et ici au Québec, ce sont les infirmières et plusieurs métiers du secteur social qui sont en surtension. Entre grèves illimitées et démissions à la pelle, l'hiver s'annonce rude. 

Accessoirement, c'est officiel, le Québec est entré dans la deuxième vague de la pandémie. Diminution des quotas tolérés pour les réunions et les rassemblements. Certains secteurs de l'économie n'ont toujours pas pu rouvrir qu'ils doivent déjà se reconfiner. Bref. Heureusement que Mathilde et Louis partaient la semaine dernière, on a pu se faire une petite bouffe avec Jean et Dorothée en étant donc 5 personnes de 3 foyers différents. Là, on vient de redescendre à 6 personnes maxi de deux foyers maxi. Autrement dit, les familles nombreuses n'ont plus le droit d'inviter qui que ce soit. C'est super. Faudra pas s'étonner des réunions occultes.

Petite sélection de liens :

La journée se passe vite. Charge un peu moins soutenue, j'ai le temps de m'occuper de mes livraisons à tête reposée. Demain je me mets à contacter les traducteurs qu'il me manque pour les projets à venir. Et je dois m'atteler aux projets de fonds qui étaient ensevelis sous mes tonnes d'autres choses depuis des lustres. Va falloir que je dresse une liste assez précise si je ne veux pas en oublier ! 

Parallèlement, aucune nouvelle de la hiérarchie au sujet des vacances de Noël. Donc demain je prends mon billet d'avion sans rien demander de plus. Ras le bol... et j'ai pas envie de rester piégée ici pour les fêtes de fin d'année, envie de revoir famille et amis, l'isolement commence à avoir trop duré. 

Salade du jour : quinoa (j'en ai fait une marmite pour plusieurs jours...), tomate, fenouil, courgette, salade verte.

Comme j'ai le temps de respirer, je me réserve un créneau de piscine pour aller barboter ce soir. 

Et je profite du coucher de soleil après avoir fait la procuration à Papa pour le courrier reçu en France. Les photos suivront demain... j'ai la flemme de les sortir du téléphone aujourd'hui, et je dois exhumer le câble de liaison qui doit traîner au fond d'un de mes sacs ! 





dimanche 20 septembre 2020

20 septembre 2020 - Montréal - Après confinement jour 188

Encore une belle journée et aujourd'hui faut que j'aille m'aérer un peu.

Long coup de fil de maman - elle attend le passage de Chantal, la maison est passablement remplie. Nouvelles de la famille, oncles et tantes qui traînent tous leurs misères plus ou moins graves et handicapantes. 

Petit déjeuner tardif donc pas trop chargé. J'ai encore du pain au chocolat... c'est vraiment addictif ce truc !!

Un tour sur internet, rattrapage du blog, je me réserve aussi des entrées et des visites guidées au musée Stewart dimanche prochain. Ce sera un peu l'expédition (c'est sur l'île Hélène à côté du parc Drapeau, au milieu du Saint Laurent. A vue de nez au moins une heure de transport - bus, métro, pieds - pour y arriver, mais ça devrait être intéressant. Ils offrent le mois de septembre à tout le monde. Faudra que je pense à prendre l'appareil photo, les vues sur Montréal doivent être belles... en souhaitant que la météo se maintienne.

Bref... le temps file, toujours et encore. Je me fais cuire du quinoa dans ma cocotte à riz (c'est pratique et je trouve que ça limite la vaisselle) et dans la foulée je me fais une super salade : quinoa, fenouil, tomate, pois chiches, cébettes, courgette. Je termine plusieurs fins de pots et de légumes entamés. 

L'heure de m'habiller un peu - fait limite polaire dehors, on est descendu à 3°C cette nuit (si si !!), je vais aller faire trois emplettes et passer à la poste. Je dois me trouver du yaourt, c'est la panne ! Je vais voir si le cimetière est ouvert, pour refaire un tour à juste 6 mois d'intervalle avec ma dernière incursion... c'était fin mars, juste après le confinement et avant qu'ils ne bouclent le parc, il y avait encore de la neige entre les tombes et dans les prairies, les marmottes n'avaient pas encore remis le nez dehors. Là... va falloir faire vite pour surprendre les marmottes avant leur disparition en hibernation ! 

Pour la petite histoire, les marmottes se sont un peu déchaînées cette année et ont bien fait parler d'elles : elles ont fait remonter à la surface des ossements dans plusieurs tombes... c'est là qu'elles creusent leurs terriers !

Alors le cimetière est fermé le dimanche... mais on a des couleurs un peu partout dans les rues maintenant. Les érables commencent à chauffer !

Je vais d'abord chercher le miel cristallisé non pasteurisé chez Couffin Bio. J'espère qu'il sera bon. J'ai à disposition mon stock pour l'hiver maintenant avec la fin du pot de miel de bleuet que j'ai entamé il y a peu.

Ensuite je vais chou blanc chez Home Hardware pour ce qui est des pots de fleur. Je vais sans doute bricoler avec mes pots de fromage blanc - suffit de les recouvrir d'un pellicule de papier décoratif et d'ajouter un cerclage en fil de fer permettant d'arrimer le tout au bord de mes baies vitrées. À réfléchir... Là, le seul truc qui me plaisait un peu coûtait 75 dollars par suspension - j'ai eu la berlue ! Pour un bout de plastique et deux fils de fer.  

Je tente une boutique juste à côté à tout hasard... mais ce n'est pas leur spécialité du tout. Dommage que Zone n'ait pas rouvert. Je pense que le magasin ne rouvrira plus jamais. Sur la porte il y a un mot laconique disant qu'il faut aller voir dans les autres points de vente de l'enseigne... c'est à perpette, juste pas réaliste. Bref. Donc je vais ouvrir l'oeil, et peut-être tenter les dollarama et autres dollarthèque pour voir si je trouve une alternative viable (je me dis que des petits seaux en tôle émaillée (ou pas) feraient parfaitement l'affaire, mais je ne sais pas où je peux en trouver. 

Entre temps, texto de Dorothée. Je vais aller papoter chez elle en prenant le thé au lieu de faire mon grand ménage. Pas grave !!! Je prens juste le temps de faire un crochet vers un dépanneur à l'angle de Ridgewood : j'y trouve des pots de fromage blanc d'un kilo (habituellement c'est 650 ou 750 grammes), et accessoirement du jus de pomme pressé et un pot de "dip" aux épinards... sympa sur un croûton en remplacement d'un hypothétique apéro quand le repas du soir n'est pas encore au programme ! 

Bref : papotage express sur la terrasse. Il n'y a plus de moustique... fait trop froid. On supporte la petite veste et ça fait du bien d'être au grand air ! RDV la semaine prochaine pour aller cueillir les pommes. Et je dois leur refiler Fever... mon pitch a fait mouche on dirait !

Retour à la maison. Il y a des prospectus de l'association des résidents qui réclament le rallumage du chauffage et des diminutions des loyers pour prendre en compte la baisse des services et les nuisances liées aux travaux de rénovation menés en ce moment. J'avoue qu'on commence à se geler dans les appartements. J'apprécie la couette et le pyjama en polaire, et j'ai remis mes pulls en service. 

Coucher de soleil tout en dégradés d'oranges et de pourpres. Magnifique. 


Et le premier croissant de lune qui se découpe nettement au sud, avec le Saint Laurent qui brille dans le crépuscule. C'est magique !




Blanche vers 19h30, rousse à 20h30. Bien rouge en fait, mais il fait nuit et ça ne rend absolument pas en photo ! 



Allez... demain est un autre jour, avec fort à faire, et j'espère avoir une réponse pour mes congés de Noël. Direction la buanderie pour faire tourner deux grosses machines...