dimanche 22 avril 2018

22 avril 2018 - A day in Denver

La soirée d'hier laissait présager une belle journée aujourd'hui. En effet, la neige a cédé la place au soleil en fin d'après-midi, avec un ciel assez pur et très glacial pendant la nuit. 
Je n'avais pas vraiment pu apprécier le décor en arrivant hier soir, et je n'ai pas eu le réflexe de prendre quelques photos ce matin. Je me rattraperai demain... j'aurai le temps !

Ce matin, j'ai un peu rangé la voiture, laissé une partie de mes affaires dans le casier qui m'est réservé dans l'auberge. Question de ne pas avoir une voiture trop remplie pour mon excursion en ville. 
Objectif du jour : le musée d'art de Denver, DAM pour les intimes (Denver Art Museum). Le premier panneau de l'exposition me va comme un gant !


L'exposition du moment est dédiée à Edgar Degas, et je ne vais pas me priver. Ma dernière expérience similaire remonte à 2009, où j'avais vu l'exposition Monet à Wellington, Nouvelle-Zélande. Force est d'admettre qu'il y a du monde, mais ce n'est rien en comparaison de la moindre exposition d'envergure en France. 


 

La rétrospective est intéressante. J'avoue que Degas n'est pas mon peintre préféré, mais le fil de l'exposition apporte un jour nouveau sur l'état de mes connaissances ! En revanche, je suis un peu soufflée par les prix pratiqués à la boutique spécifique de l'expo... les petits goussets de lavande tressée sont vendus à 25 dollars... quand je pense qu'on passait une partie de nos après-midi d'enfance à faire de tels petits paniers que mamie offrait ensuite à ses amies ! Je vous épargne les photos !

Une fois l'exposition terminée, je me balade dans les autres thèmes du musée, notamment une exposition consacrée à la représentation des animaux dans l'art, fort intéressante. 









Pause rapide à la cafétéria, question d'avaler une salade. J'en profite pour apprécier l'architecture du musée... vu de dedans sur dehors...



Vu de dedans... J'avoue humblement que je ne sais plus dans quel sens se regardent certaines photos. Le batiment n'est pas du tout d'équerre... impression étrange que le décor tangue.
Bref : si vous pensez que c'est dans l'autre sens, postez-moi un message et penchez la tête d'un quart de tour !




Puis de dehors... observant en passant la masse de travaux qui ont lieu tout autour. Le quartier est en pleine mutation !









L'escapade culturelle se termine par une déambulation jusqu'au capitole non loin. Les arbres sont fleuris, le printemps est là, et il y a un monde fou sur les pelouses du moindre square ! Pour ma part, j'ai laissé la crème solaire dans ma pharmacie... pas très malin. 





Bref, je fais le tour du bâtiment. Il jouxte un quartier qui semble populaire... mais bon, je ne connais pas le détail de l'immobilier dans le secteur. Certains "blocks" contrastent fortement avec les pâtés d'immeubles flambant neuf qui entourent le musée à deux pas d'ici.





 
Et retour au pied du musée !


Je récupère ma voiture laissée dans un parking surveillé, et passe déposer le sac de brochures à l'hôtel de DT. Mission accomplished.

Il est l'heure de prendre le chemin du retour. Ca prendra une bonne heure pour couvrir les 25 miles jusqu'à ma crèche, ce qui me semble bizarre. L'impression de me faire balader par mon GPS. Une petite répétition pour la route à faire mardi... je me compterai deux heures, vu que ce ne sera pas le week-end, et j'ai déjà repéré le parking qui fait face au Hilton où se tient la conférence.

Retour sur Boulder vers 18h. Je poursuis la Fourmile Canyon Road sur 4 ou 5 miles... manifestement la route continue encore à serpenter pendant un moment. Je laisse tomber. C'est plein de travaux, on ne peut même pas se poser.

De retour, je m'offre une pause technique... pour potasser tranquillement le guide d'utilisation de ma voiture. Elle a plein de boutons, et des menus qui s'affichent partout... et des sièges chauffants, agréable par temps de neige, mais je sens que ça ne va pas me plaire quand il fera chaud !

Menu du soir : Campbell Clam Chowder. J'adore. Pas un voyage ici sans m'en offrir une boîte. Avec des crackers pour compléter la dégustation. Mandarine en dessert. Et ça ira comme ça ! 

Et maintenant, c'est cinéma. L'occupant de la couchette du bas a un stock de films sur son ordi. Après deux films avec Tom Cruise pour tuer la fin d'après-midi (parfait pour refaire ses ongles ou réchauffer la soupe), on regarde l'histoire de Molly Bloom. Je l'ai loupé au cinéma, c'est donc une bonne séance de rattrapage ! 

J'ai transféré mes photos sur l'ordi... la batterie commence à être à plat. 
La suite demain !  

samedi 21 avril 2018

21 avril 2018 - Calhan Paint Mines et Colorado Springs

Les Paint Mines sont tout près de Calhan, au milieu de la prairie. De loin, on ne soupçonne pas qu'il puisse y avoir ce site naturel, avec deux facettes très différentes. La route d'accès est morne et triste... c'est plutôt plat par ici, et le vent ne connaît pas de retenue !

Je me gare au premier parking. Probablement une erreur. La vue du second parking doit être très chouette et on arrive plus rapidement dans la zone colorée. 
Mais bon... pas très réveillée et le temps n'arrange rien à l'affaire. Il continue à crachiner, mini flocons et rafales persistantes. Je m'emmitoufle dans ma parka, écharpe, gants, capuche du sweat-shirt en plus de la capuche de la doudoune. Côté protection thermique, c'est parfait, le manteau est assez long pour ne pas me mouiller trop les jambes.


Je prends le sentier "Formations" qui amène aux paysages de badlands multicolores. Le chemin colle rapidement aux semelles. Couche épaisse de boue gluante. Le coin est réputé depuis des temps immémoriaux pour les poteries confectionnées avec la glaise locale - dans les gisements indiens d'ici, on a retrouvés les plus anciennes poteries d'Amérique, plus de 9000 ans.
Je coupe à travers l'herbe haute pour éliminer la couche glissante, l'occasion de m'approcher du bord et de voir les strates noires et rouges, et vertes. La neige s'attarde dans quelques recoins et tout est mouillé. Avec un brin de soleil, ça doit être fantastique.




Je reprends le sentier. Il descend au fond de la "mine". J'aurais pu remonter vers le second parking et explorer un peu plus la zone accidentée qui serpente au milieu des formations de marnes, mais j'opte pour un retour à la voiture par le sentier qui passe dans la zone de protection écologique. Un lièvre fait le malin et m'attend au détour du chemin... il finira par perdre patience et s'évanouira dans les fourrés. Quelques oiseaux font des va-et-vient entre leur nid au sol et des points disséminés dans les herbes. 









La neige vire à la pluie. Ca se radoucit un peu, mais ça mouille. Bref, contente de rentrer à la voiture. Je remise les chaussures de rando dans des sacs poubelle, mets le manteau à sécher sur la banquette arrière, et c'est reparti. 

Direction Colorado Springs où j'ai l'intention de finir les courses commencées hier soir. Aujourd'hui, il s'agit d'assurer l'approvisionnement de base pour la bouffe des prochaines semaines. 
Je découvre les paysages un peu mornes que je n'ai pas vus la veille. De fait la route est droite, droite, droite. Je comprends mieux l'impatience des automobilistes qui me suivaient hier soir dans la nuit et le brouillard. Je me trainais à 30 miles à l'heure, sans voir le bord de la route et eux ils traçaient comme des malades, tout droit, tout droit. 
La neige est encore bien présente au sol et sur le toit des maisons, et cela va en s'amplifiant à l'approche de la montagne qu'on distingue à travers les nuages droit en face. 

Je patouille un peu, le GPS n'est pas toujours clair dans ses explications mais a le mérite d'exister !!! 
Retour au même walmart, je commence à y avoir mes repères et je sais où aller dans les rayons, même si la logique de rangement m'interpelle un peu... genre, l'huile et les épices ne sont pas du tout avec le vinaigre et les sauces de salade. Mais bon. Je fais le plein. La glacière est juste suffisante et j'entasse le reste comme je peux.  Va falloir que j'optimise le rangement rapidement. 
Un des gallons d'eau acheté vendredi soir a une micro fuite... j'ai de l'eau partout. Je vais me dépêcher de le vider, mais c'est bien dommage, je comptais sur le récipient pour stocker de l'eau "à tout faire" pour les vaisselles et la toilette dans les campings "primitifs" qui m'attendent en chemin. On se débrouillera autrement. 

17h, l'heure tourne vite... c'est vrai que j'ai décollé de l'hôtel vers midi aujourd'hui, ce qui ampute largement la journée ! 
Mais j'ai encore le temps de faire un crochet par l'Air Force Academy qui occupe une surface énorme au fond de la vallée, au pied de la montagne. Je tente l'entrée sud, proche du super-marché... mais elle est réservée au personnel de la base. On me dirige vers l'entrée nord... quelques sorties d'autoroute plus loin. 
Présentation des papiers, et hop, je traverse la base avec quelques arrêts aux points de vue aménagés : ils disposent d'un stade super équipé, en plus de plusieurs salles de conférence et d'une chapelle à l'architecture particulière.



C'est ça que j'étais venu voir. J'arrive même à y entrer... avant de me faire sortir car elle est en théorie fermée, malgré la porte grande ouverte !!!




Retour sur les extérieurs... avant de prendre la tangente.







Bref. Je ne m'attarde pas plus. J'ai environ deux heures de route avant de rejoindre la crèche du soir à Boulder... il y a un peu de circulation, et je sais que je vais me satelliser dans les autoroutes diverses qui encerclent Denver. 

J'arrive à destination non sans quelques frayeurs (un taré qui m'a frôlé de très peu en changeant de file, j'ai dû piler pour qu'il passe), et j'arrive à l'auberge de jeunesse qui sera mon camp de base pour trois nuits, à Fourmile Canyon. Il fait nuit noire, on entend clairement le torrent et le parking est une vaste flaque d'eau, vestiges des pluies diluviennes de la veille. 
J'hérite d'un lit du haut, dans le dortoir... j'espère pouvoir changer pour la nuit prochaine car les échelles pour monter sont très rustiques. 

Douche salvatrice, je me mitonne une soupe Campbell (poulet pimenté à la mexicaine), et je m'installe sommairement. Je viderai la voiture demain quand j'aurai repéré les lieux. Le frigo est minuscule... dommage.  
Extinction des feux à 22h... ça ronfle déjà dans la couchette du bas ! 

21 avril 2018 - quelques nouvelle de Calhan

Juste un "teaser"... je me mets en route après une assez bonne nuit. 
Levée à 9h30 après un pré-réveil à 6h du matin !
Il fait un froid glacial... j'empile quelques couches de petite laine. Ca ira comme ça. Le vent a changé de secteur, mais souffle toujours autant.
Solide petit déjeuner. Remplissage de la voiture... et je donne quelques nouvelles !!! 

Maintenant, en route pour les Paint Mines... vanilla strawberry sous la neige !!! 

La suite ce soir !
Bises à tous en attendant ! 

vendredi 20 avril 2018

20 avril 2018 - C'est parti pour de nouvelles aventures !

Ca y est, c'est parti. 
Après une très courte nuit mercredi soir pour terminer le roadbook, et pas de nuit du tout hier soir, jeudi, j'ai enfin réussi à caser dans mon sac de voyage et mon gros bagage à main toute ma vie des trois prochaines semaines, et aujourd'hui, j'ai un gros sac en plus... je fais le pigeon voyageur pour acheminer des doc pour l'entité nord-américaine de la société où je travaille - Denver est le lieu de convergence des globe-trotters ces jours-ci. 

J'ai laissé les clés de la voiture à un voisin sympa qui me la garera comme il faut dans une résidence du voisinage.
Et Irene est toujours fidèle au poste pour faire le taxi. J'avoue que j'apprécie !

7h30, dépôt à l'aéroport. Le comptoir Lufthansa est déjà ouvert, ça tombe bien. Pas de file d'attente ou presque. J'enregistre les deux bagages en soute, vais payer pour le sac supplémentaire au guichet "billets" de la compagnie, avant d'aller apprécier le café de la dernière chance en salle d'embarquement.



8h30, ça s'agite devant les portes. On embarque à l'heure. 9h, décollage... et je m'assoupis presque instantanément ! A peine le temps de voir le survol des Alpes, grandiose avec la neige qui illumine les sommets. 


10h et des brouettes. Arrivée à Munich. Pas d'affolement. L'aéroport est bien moins grand que Francfort. Changement de terminal, un peu la foire d'empoigne pour prendre la navette. 
Passage du contrôle des frontières américain tranquille. C'est un des bénéfices de l'ESTA, finalement : on évite le questionnement long et stressant d'antan. 
J'ai le temps d'admirer les avions amarrés au terminal. La porte à côté de la nôtre affiche un vol pour Los Angelès, à bord d'un A380. L'avion est impressionnant. 


Pour notre part, nous n'aurons qu'un A350... c'est déjà un gros coucou !



Embarquement à l'heure, décollage à l'heure. Je dors par intermittence, entre les collations. Je regarde deux films, par intermittence aussi. Bref, tout va bien.


Arrivée en vue de Denver en avance de 15 minutes. On commence les manoeuvres d'atterrissage avant de remettre les gaz... changement de route pour l'approche, les vents latéraux sont trop violents. Du coup, nous nous poserons avec 25 minutes de retard, sans presque être secoués. Une performance : le blizzard qui se lève nous cueillera sur la passerelle de sortie. Vent glacial qui descend des montagnes, invisibles tans la couverture nuageuse est épaisse et basse. 

Contrôle rapide des passeports. Formalités presque cordiales avec l'agent du Homeland Security. Récupération des deux sacs, ouf ! Les douanes patrouillent autour du tapis de livraison des bagages. Plusieurs voyageurs se font chopper avec des pommes dans leur bagage à main - le chien de dépistage est vraiment performant. 

Sortie de la zone sécurisée... et c'est de nouveau ce grand hall immense dans lequel les navettes vers les voitures de location ne sont pas indiquées. Je retrouve un des petits kiosques de l'office du tourisme / aide aux visiteurs. J'y récupère les brochures de Denver, Colorado Springs et plus largement sur le Colorado. Je tire des sous au distributeur qui fait face au kiosque, et hop, je vais prendre ma navette pour rejoindre la base Alamo. Ici, tous les loueurs sont hors zone. 

Alamo : l'option "skip the counter" (pas besoin de faire la queue au comptoir) marche à fond. L'agent qui oriente les locataires est aux petits soins et réponds à toutes mes questions avec une grande patience. Pas de Jeep Patriot sur le parking... ni au niveau des retours, donc aucune chance que ce modèle fasse son apparition si j'attends quelques instants. 
J'essaie le coffre d'un Ford Escape, mais il reste une grosse marche quand les sièges arrière sont rabattus. Impossible de dormir avec un tel dénivelé. 
Du coup, je jette mon dévolu sur un Nissan Rogue rouge carmin. Très beau ! Je rentre allongée dans le coffre, le plancher est plat. Vraie roue de secours, le cric est bien là, et c'est un AWD avec une assez bonne garde au sol. On dira que le carrosse sera parfait pour mes excentricités.


Le vent forcit. Je prends enfin la route vers 16h, direction Colorado Springs pour un premier arrêt au Walmart où j'avais passé 3 heures en 2016 pour faire toutes mes courses. Cette fois-ci, je vais en faire une partie tout de suite, et le reste demain ou plus tard. Je ne vais pas dans la pampa immédiatement. 
Donc rayons campings et literie, pour le plus gros : glacière, matelas pneumatique, gros sac de couchage d'appoint pour doubler l'épaisseur et le confort (un vrai cocon pour 15 dollars !!!), quelques tupperwares, de l'eau, un seau de yaourt pour le repas de ce soir, et ça ira comme ça. 

Reprise de la route. Vive le GPS intégré dans le téléphone. Il fait maintenant nuit et il neige à gros flocon. La fête. Les 30 derniers miles relève de l'enfer. Les mecs roulent comme des fous et je ne vois même pas le bord de la route.... en plus de la neige, on est dans le nuage avec un brouillard à couper au couteau ! 

Bref : j'arrive à destination vers 21h, lueurs des pancartes du Calhan Inn... pour une fois que les néons ont du bon. 
Check In. Je me rue sous la douche, et j'avale mon seau de yaourt ! 
Déballage rapide des sacs et pré-aménagement de l'habitacle de la voiture. 
Demain est un autre jour ! 
Photos à venir... normalement je devrai avoir un peu de temps à l'auberge de jeunesse de Boulder où je reste trois nuits.

mardi 3 avril 2018

3 avril 2018 - Les choses se précisent

Les choses se précisent doucement... pas le temps d'y consacrer le temps qu'il faudrait.
ESTA et réservation de voiture sont OK. Je dois encore remplir la paperasse "skip the counter" d'Alamo pour gagner quelques minutes à l'arrivée, et m'assurer que le billet d'avion n'a pas été modifié sans notification.

Heureusement, pour ce qui est du remplissage de mes journées après une exploration des environs de Denver, je vais pouvoir recycler une partie des topos de mes voyages précédents (2013 et 2016), et on croisera les doigts pour le reste.
Pas le temps de fignoler les randonnées hors sentiers battus... je n'ai pas la condition pour faire des folies non plus.

En gros, je vais m'en remettre plein les yeux comme lors des opus précédents, en découvrant quelques territoires que je n'ai fait que survoler beaucoup trop vite la dernière fois aux confins du Nouveau-Mexique et du Colorado. C'est l'objectif principal de ce nouveau trip.

Je me réserve aussi quelques pauses purement touristiques... une demie journée en bateau sur le Colorado au pied du Glen Canyon Dam, et un tour en train historique entre Durango et Silverton. Ces parenthèses presque sans voiture seront les bienvenues.

Entre deux, plusieurs étapes où je me pose deux nuits, et je me suis déniché quelques auberges de jeunesse ("hostels") sur le parcours qui adouciront la vie de "poor lonesome camper" que je me prépare.

Bref, voilà la carte : 

https://drive.google.com/open?id=1nf1Bif9hbM4E_e5gioTaVzmxmVEufsdI&usp=sharing

Pour la suite, il faudra attendre que le récit commence... d'ici trois semaines !